La question de l’identité mandingue mérite d’être examinée à la lumière de l’expérience sociale empirique. Dans cet article, j’aborde cette question le long du fleuve Niger où différentes populations de langue mandingue vivent, parfois en tension avec des experts en développement, dont beaucoup sont euxmêmes d’une identité mandingue supposée partagée. La situation révèle les différences inéluctables qui apparaissent même parmi les populations vivant dans le même pays et parlant des langues de la même famille linguistique. Dans ce cas, les stratégies de subsistance et les points de vue géographiques sont plus importants pour les perspectives des acteurs sociaux que l’ethnicité, puisque l’ethnicité elle-même reflète la manière dont les circonstances écologiques contribuent à créer l’identité sociale.